La baisse du prix du loyer est une promesse électorale du Président Macky Sall. Après lui, d’autres voix et pas des moindres se sont élevées pour dénoncer la cherté du loyer, car le phénomène prenait des proportions inquiétantes, surtout à Dakar, qui étouffait de son surpeuplement.
La solution a été vite trouvée, l’assemblée nationale a voté la loi fixant la régulation des prix du loyer. Et les populations attendent l’application de cette loi. Mais en réalité, cette loi était elle opportune ?
D’aucuns en doutent car pour eux, le gouvernement de Abdoul Mbaye aurait mieux agi, en promouvant une bonne politique de l’habitat fondée sur la protection des promoteurs immobiliers ; si les promoteurs immobiliers sont suffisamment impliqués, et soutenus dans leurs projets de construction de logements sociaux, là où la demande se fait pressante comme à Dakar, les effets induits suivront.
La construction d’un maximum de logements sociaux à travers le Sénégal, surtout en dehors de la capitale incitera les locataires à quitter Dakar, qui du coup sera désengorgé. Tout ceci pour dire que la régulation forcée de la cherté de la location reste un placebo aux effets nuls. On ne peut pas agir fut-il par le droit (loi votée par l’Assemblée Nationale) sur un citoyen pour qu’il baisse le prix de son logement.
La solution est ailleurs.
Elle se trouve dans l’initiation d’une vraie politique de désengorgement doublée de la création de bonnes infrastructures routières, seules capables d’assurer aux citoyens une bonne circulation pour entrer et sortir au gré de leurs besoins.
L’exemple de Boston (MA) reste pertinent, car il y a moins de 20 ans, personne ne voulait habiter dans cette ville car le coût du loyer y était quasi rédhibitoire. Aujourd’hui avec la construction du Big-Big (grosse autoroute passant au dessous de BOSTON) la fluidité du trafic public est assurée et cela incite les gens à habiter jusqu’à Bridgewater (MA) et même jusqu’à Bedsord (MA).
L’exemple de cette option révolutionnaire qui a changé le visage de Boston, peut s’appliquer à notre pays le Sénégal avec l’exploitation de l’autoroute à péage, qui peut à terme servir de panacée aux moult problèmes qui hantent le sommeil des contribuables confrontés à des problèmes de logement.
Jeudi 20 décembre 2012
Direction de la Communication
Groupe SCAC Afrique